Le fil blanc / Threads

Texte et mise en scène : José Babin,
D’après « le conte de la Femme-montagne »
de Francine Alepin, Nadine Walsh et José Babin.

 

Un conte mythologique qui prend le parti de la vie…

Pour ce monde qui a désespérément besoin de poésie.

“Écoute mon amour

Écoute ma fille

Écoute la rivière

Que le vent chaud porte le fil de vie au-delà de l’herbe folle,

au-delà de la rivière au chant de gorge,

au-delà des terres minées,

par delà ta mémoire,

ma fille aux sabots de vent.

Qu’elle coule et coure l’eau qui chante sur ton rire joyeux, petite vie.

Écoute l’histoire de ta lignée.”

Il était une Femme-montagne, blanche comme la neige qui lavait la peine du monde dans l’eau d’une grande rivière. Sa terre était fertile et vaste et le vent sentait bon la musique. Un jour, l’Ogre de la guerre a gravi son territoire dans un bruit effroyable de métal et de feu. C’est le début de cette histoire de transmission et d’humanité.

Ce spectacle d’une grande tendresse utilise un langage cher au Théâtre Incliné. L’espace, la musique, la lumière, le temps et les corps y sont morcelés : chacun incarne une partie, un « détail » de la toile complète. Même si l’histoire s’apparente à une tragédie antique, le ton est à la douceur et à la beauté. Une narration sans âge, dans le souffle et la musique.

Texte et mise en scène : José Babin,
D’après « le conte de la Femme-montagne » de Francine Alepin, Nadine Walsh et José Babin.

Avec : Nadine Walsh, José Babin et Guido Del Fabbro au violon.

Complice à la création : Nadine Walsh
Assistance à la mise en scène : Karina Bleau et Karine Sauvé
Complice à la dramaturgie : Francine Alepin
Musique originale : Guido Del Fabbro
Marionnettes et costumes : Leigh Gillam
Décor : Guy Fortin
Éclairages et direction de production : Alain Lavallée
Couturière : Charlotte Veillette
Régie et assistance aux éclairages : Geneviève Gagnon
Voix : Élizabeth Chouvalidzé, José Babin et Nadine Walsh
Photos : Caroline Laberge
Photomontage : Eugene Holtz
Diffusion : Fanny Badey
Administration : Georgine Vaillant

Un immense merci à Solfany Amanis, Kulwant, Saadia Faiz, Kader Alan, Sona Aghbashya, Hilda S., Geralda Leon, Sharifa Bagum, Kadijah et Syldalin, qui nous ont prêté leurs voix de femmes dans toutes les langues.

MOT DE L’AUTEURE & METTEURE EN SCÈNE

Le fil blanc est une œuvre qui s’est construite lentement, du bout des doigts pour aborder un thème bouleversant. En tant que femme, j’ai longtemps tourné autour du sujet. Je ne voulais pas y entrer, il me faisait peur. C’est un tabou tellement profond…

Les pratiques inhumaines qui dévastent le corps des femmes au nom de la guerre font rage à

travers le monde. À chaque jour une nouvelle sur le web, un article, une revue me jette aux yeux

des images qui me révoltent. Je suis en colère. À quelle sorte d’humanité ce monde là peut-il donner naissance? Question plus grande que nature…

 

L’inhumanité .

Ce que les mots ne peuvent plus dire.

Les yeux, bien au delà des larmes, le cœur au bord des lèvres. Dans nos guerres plus rien n’est sacré, il n’y a plus aucune règle. La race humaine est sûrement la seule qui détruit impunément le ventre d’où elle est sortie. Mais comment aborder ce thème là dans une pièce de théâtre ?

J’ai cherché avec les armes que je connais : la matière, la lumière, la musique et le corps. Et avec une équipe de créateurs acharnés et lumineux. Ce travail avec la matière, percuté par les actualités mondiales a révélé l’essence du spectacle : les femmes comme champ de bataille. Ça sortait du sable, des corps, du violon et des marionnettes !

 

Cette recherche a aussi permis de constater que le sujet traité nécessitait une distance… une transposition. Avec ma grande complice Nadine Walsh et ma conseillère Francine Alepin, nous sommes parties à la campagne où le son du ruisseau apaise l’âme. Et nous avons écrit le point de départ : Le conte de la Femme-montagne. Puis j’ai ajouté des personnages et j’ai cherché une langue qui placerait le récit dans un temps immémorial et qui porterait la parole de « toutes les femmes montagnes ». Notre mythe à nous où on ose l’ultime résistance.

 

National Puppetry Festival of the Puppeteers of America (Connecticut, É.-U.)
14 août 2015 - 15 août 2015
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6 novembre 2015 - 7 novembre 2015
Frölunda Kulturhus (Göteborg, Suède)
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30 janvier 2016 - 6 février 2016
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Espace pro

Durée : 65 minutes
Public : Adultes
Jauge : 400
Dimension : 9 m / 6,5 m / 5 m (h)
6 personnes en tournée

Dates de tournée : voir calendrier

Dossier de présentation (pdf 75ko)

Fiche technique Europe (pdf 75ko)

Fiche technique Québec (pdf 75ko)